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Cultiver avec de l’eau salée

Cultiver avec de l’eau salée

L’oasis, un lieu d’expérimentation de solutions écologiques

L’eau saumâtre puisée dans la nappe phréatique estpresque exclusivement la seule ressource en eau de l’oasis. En effet, dans cette région désertique, il pleut très peu : en mars 2019, la dernière pluie remontait à l’année précédente. Quant au Drâa, l’oued qui autrefois alimentait en eau le village et les palmeraies alentour, il a été asséché suite à la construction d’un barrage hydroélectrique en amont, à Ouarzazate. « Le premier puits creusé en 2009 ne donnait pas assez d’eau, alors on en a fait creuser un autre de 37 mètres, explique Marie. Implanté plus près du lit du Drâa, on espérait tomber sur de l’eau de source, ce qui arrive parfois. Mais on a trouvé à nouveau de l’eau salée. »

L’eau disponible contient 8 g de sel par litre (la salinité moyenne de l’eau des océans est de 35 g/l) ce qui a conduit Madani, aidé par l’association espagnole, Permaculturafrica, à mettre en œuvre différentes solutions pour diminuer la quantité de sel dans l’eau. L’oasis source de vie est devenue depuis quelques années, un petit laboratoire de recherche et d’expérimentation de désalinisation de l’eau. Différents procédés naturels sont testés : filtration de l’eau salée par le sable dans des jarres en terre cuite ; évaporation et condensation dans une construction en terre ; plantation de canisses qui jouent le rôle de pompe à sel. La dernière construction en cours va comporter trois bassins et un système de filtre à base de cailloux, charbon et sable. Elle devrait permettre de produire une grande quantité d’eau non salée. (voir le portfolio de L’âge de faire, dans l’onglet Presse).